Les petites formes de la Fabrique

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Fin 2012, nous prend l'envie d'écrire sur l'un de nous. Ou plutôt sur les exils de l'un de nous.
« Partout où je fuis, où je m'installe, il y a de l'eau. Depuis que je suis né...» dit Arnaud.

Alors nous nous posons la question : quel être humain devient-on en grandissant près d'un fleuve ? Et comme ses exils sont intimement liés à une rupture et à une nouvelle rencontre amoureuse, nous en ferons une histoire d'amour.
Et nous écrivons Fleuves, première performance, petite forme. Immédiatement naît un deuxième volet, comme un contrepoint : si le fleuve a permis une rencontre amoureuse, quel territoire la déchirera ? Une frontière bien sûr.
Depuis sa création, La Fabrique Affamée s'interroge sur nos rapports aux frontières. Forte de son expérience des territoires palestiniens après deux voyages à Gaza et en Cisjordanie, La Fabrique Affamée a longuement travaillé sur la poésie du poète palestinien Mahmoud Darwich.
Nous écrivons alors Algérita, qui aura pour squelette le poème Rita et le Fusil de Darwich. Et nous nous demandons : une histoire d'amour peut elle éclore le long de cette frontière de murs et de barbelés ?
Puis très vite, il a fallu explorer nos propres expériences personnelles, nos choix de vies, parfois atypiques, parfois incohérents avec nos vies de couples, nos routes familiales. L'un des membres de la Fabrique vit entre Le Pays Basque et Mantes la Jolie. Entre montagnes verdoyantes et apaisantes et béton obscur saturé de stress. L'éloignement choisi, accompagné de nostalgie et de culpabilité fournira la matière du troisième volet L (fin 2013).

En 2014, La Fabrique Affamée clôt avec Chaos sa recherche autour des territoires qui influent sur le couple, sur une histoire d'amour. Fleuves traite de la rencontre amoureuse autour de l'eau, AlgéRita de la déchirure subie après l'apparition de frontières et de barbelés, L de l'éloignement. Chaos traite de la mort. Plus précisément de la sensation de l'imminence de la mort, inévitable dans le contexte brûlant de la révolution égyptienne de janvier 2011.

Ces épisodes fonctionnent de façon autonome ou liés dans des espaces hors les murs.
Ils ont tous été écrits de manière collective et ont été imaginés à partir d'un matériau artistique déjà existant (chanson, musique, poésie)
Le Fleuve – chanson de Noir Désir – 1989
Rita et le fusil – poème de Mahmoud Darwich – 1983
Music for a forgotten future – chanson du groupe de rock écossais Mogwai – 2011
First Reaction – morceau de Laurent Garnier – 2005

Pour site 1

Ces performances ont été conçues pour être représenté hors d'une scène de théâtre classique. Le spectacle peut être joué dans n'importe quel espace, il ne nécessite aucun moyen technique particulier (pas de lumières, pas de sons enregistrés). Les spectacteurs sont autour des deux protagonistes (un comédien et une musicienne).